Adieu constructions neuves, place à la construction circulaire

L'impact du secteur de la construction sur le climat et l'environnement est énorme. Afin de l'atténuer, les gouvernements misent de plus en plus sur la construction circulaire au lieu de recourir à la boule de démolition, les entrepreneurs se servent des ressources présentes dans les bâtiments existants pour en construire de nouveaux. Objectif : réduire les emissions de 55% à l'horizon 2030.

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En 2019, le secteur européen de la construction représentait 40 % des émissions de gaz à effet de serre, 50 % de la consommation d’énergie et un tiers de la consommation d’eau. Et selon les projections, la situation n’est pas près de s’améliorer. La croissance démographique et l’urbanisation croissante font que, chaque mois, nous bâtissons l’équivalent de la ville de New York à travers le monde. Nous exploitons pour ce faire les matériaux à un rythme intenable – même les réserves de bois s’épuisent. La bonne nouvelle, c’est que nous en avons pris conscience. Le secteur belge du bâtiment a ainsi pris l’engagement de réduire ses émissions de 55 % d’ici 2030. La construction circulaire offre une partie de la solution grâce à une utilisation plus économe des ressources. L’enjeu consiste à prolonger autant que possible le cycle de vie des matières premières au lieu de les éliminer après usage. La construction circulaire ne se résume pas à installer des panneaux solaires sur le toit. Elle requiert un changement radical de la façon dont nous envisageons les matériaux.

 

Toilettes à louer  

Un concept important dans ce contexte est l’urban mining. Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’exploiter une mine d’acier ou de cobalt en plein milieu de Bruxelles ou d’Anvers. L’urban mining considère en fait les bâtiments existants comme des banques de matériaux. Selon ses partisans, les déchets ne sont rien d’autre que des matériaux dépourvus d’identité. Le contraste avec la société moderne du jetable, fondée sur une approche linéaire, ne pourrait être plus grand. La rénovation des tours WTC à Bruxelles en est un bon exemple. Les bâtiments ont été mis à nu jusqu’au béton. Les fenêtres ont été recyclées en bouteilles de verre, et les cloisons ont trouvé une nouvelle utilité dans des salles de classe. « Ce qui constituerait 280 000 tonnes de déchets dans l’économie linéaire représente 280 000 tonnes de matières premières dans l’économie circulaire », explique l’entrepreneur. Cette philosophie va même plus loin que la construction et la rénovation proprement dites. La circularité commence dès que l’architecte s’assied à sa table à dessin et se poursuit longtemps après que la dernière personne présente dans le bâtiment a éteint les lumières. Elle implique de réfléchir en amont à l’utilisation qui sera faite du bâtiment, y compris dans un avenir (lointain). Les besoins et les attentes évoluent. Les écoles, par exemple, ne ressemblent plus du tout à ce qu’elles étaient il y a 50 ans. Même notre conception des bureaux a changé radicalement en peu de temps. En faisant des choix réfléchis, il est possible de garder les bâtiments opérationnels plus longtemps.


Cela peut passer par l’intégration de plusieurs fonctions – le nouveau WTC combine ainsi un hôtel, des bureaux et une zone résidentielle. Ou par l’emploi de formats standard et de modules préfabriqués. Autrement dit, des matériaux faciles à démonter, à remplacer ou à réutiliser.  Des adaptations ultérieures sont plus faciles à apporter avec un système à clic qu’avec du mortier. La circularité conduit à de nouveaux modèles économiques, davantage axés sur le partage, la location et le leasing. Au lieu de nous appartenir, les composants de la maison du futur pourraient à l’avenir devenir un service temporaire rendu aux occupants. On pourrait imaginer louer la façade ou les toilettes à un fabricant, qui serait non seulement responsable de leur entretien, mais devrait également anticiper leur fin de vie. Philips propose, par exemple, déjà l’éclairage en tant que service en vue de réduire la consommation d’énergie.

 

Fini les démolitions 

Les pouvoirs publics estiment que la construction circulaire crée une valeur ajoutée économique, sociale et environnementale. Ce dernier avantage est le plus évident. La diminution de la quantité de matériaux mis en oeuvre représente un quadruple gain en termes de CO2 : lors de l’extraction, de la production, du transport et du traitement des déchets. Les atouts ne manquent pas non plus d’un point de vue social. Les logements modulaires sont plus abordables, inclusifs et faciles à entretenir. De belles perspectives s’offrent au secteur. La construction circulaire garantit la croissance économique et l’emploi à long terme, étant donné les réparations régulières nécessaires. Reste la question du coût. À l’heure actuelle, la construction circulaire reste plus onéreuse que les méthodes classiques. Cela s’explique principalement par le fait que nous ne tenons compte que de la valeur d’achat d’un bâtiment – ce qu’il coûte au premier jour – et non du coût de son cycle de vie. Les défenseurs de la circularité considèrent les matériaux usagés comme des actifs, et non comme des coûts. C’est ce que confirme aussi Thomas Rau, un architecte germano-néerlandais. Selon lui, un bâtiment conserve toujours une valeur matérielle. Celle-ci représente environ 18 % des coûts de construction. C’est une bonne nouvelle car cela signifie que les bâtiments ne sont jamais totalement amortis, qu’ils conservent une valeur matérielle minimale. Si l’on considère qu’elle prolonge la durée de vie des bâtiments et réduit les frais de reconversion et de traitement des déchets, la construction circulaire s’avère même plus économique. Les mesures d’incitation du gouvernement la rendront certainement encore plus intéressante. D’ici 2050, la Belgique veut accomplir des pas de géant vers un avenir circulaire. Cela marquera-t-il la fin des démolitions ?

 


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